Budget 2015

Un budget ambitieux malgré un contexte difficile

Le vote du budget est toujours un moment important dans la vie d’une collectivité. Celui de notre ville pour l’année 2015 a été voté le 4 mars. Explications.

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La construction budgétaire d’une collectivité s’établit en deux étapes. Il y a d’abord le Débat d’orientations budgétaires (DOB) au cours duquel les élus s’expriment sur les grandes orientations qui vont être mises en oeuvre pour la nouvelle année.

Il s’agit d’une part d’évaluer les ressources fiscales, les dotations et subventions pouvant être obtenues, les produits des services et tous les financements susceptibles de venir abonder les recettes de la Ville. Il s’agit ensuite de déterminer à peu près le montant des dépenses courantes (charges de personnel, fluides, entretien des équipements municipaux, etc.). La différence entre les dépenses et les recettes fixe la part d’autofinancement qu’est capable de mobiliser la collectivité pour entreprendre ses investissements. Si cette part est insuffisante, il faut alors avoir recours à l’emprunt pour pouvoir financer les projets que souhaite réaliser la municipalité. C’est à ce difficile et important débat que se sont livrés les élus lors du DOB qui s’est déroulé le 21 janvier dernier.

Sur la base des orientations qui ont été ainsi dégagées, les services municipaux élaborent une programmation budgétaire. Il appartient ensuite aux élus dans le cadre de leur délégation, et au Maire in-fine, d’effectuer les arbitrages nécessaires lorsque se posent des difficultés ou des choix. C’est ce document final qui est ensuite proposé au Conseil municipal lors du vote du budget.

C’est donc à cette seconde étape que le public a pu assister lors de la séance du Conseil municipal du 4 mars dernier.

L'État nous supprime un million d'euros de dotation

Julienne Geoffroy, adjointe au Maire chargée des finances, a présenté le projet de budget pour l’année 2015, un projet qui s’appuie sur 3 lignes directrices : une optimisation des recettes sans recours à des hausses d’impôts, une maîtrise des dépenses grâce à la recherche systématique d’économies et un plan pluriannuel d’investissement ambitieux pour la commune.

« Pour les recettes, a souligné l’élue aux finances, il ne faudra pas compter sur l’Etat, puisque ses dotations aux collectivités locales sont en chute libre. Ainsi, Athis-Mons va perdre un million d’euros de DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) par rapport à 2014 ! ». Comme la municipalité s’est engagée à ne pas augmenter la pression fiscale sur les familles en cette période de crise, les taux d’imposition ne seront pas réévalués. C’est donc dans d’autres domaines que la Ville devra aller chercher des recettes supplémentaires, en optimisant par exemple le taux d’occupation des crèches grâce au passage au multi-accueil.

Mais c’est surtout en diminuant les dépenses de fonctionnement que la collectivité pourra retrouver un peu de marges de manoeuvre.

Les dépenses réelles de fonctionnement représentent un peu plus de 36 millions d’euros, dont 69 % en charges de personnel et 23 % en charges à caractère général. Si on répartit les dépenses dans les différents domaines d’actions, on constate que les services généraux mobilisent 27 % des dépenses, 20 % pour l’enseignement, 15 % pour la famille, 14 % pour le sport et la jeunesse, etc. Avec 8,1 millions inscrits au budget 2015, les charges à caractère général sont en nette diminution par rapport au budget primitif de 2014 voté par l’ancienne majorité. D’autres pistes d’économies trouveront leur concrétisation au cours de l’année.

L’autofinancement dégagé de la section de fonctionnement, 3 840 000 €, pourra abonder en 2015 la section d’investissement. Toutefois, un recours à l’emprunt sera indispensable pour réaliser les investissements nécessaires.

Des investissements pour préparer l'avenir

« Contrairement à ce qui se faisait dans le passé, nous ne voulons pas laisser notre patrimoine dépérir, a expliqué Christine Rodier, nous voulons continuer à investir pour les générations futures, mais de façon mesurée afin de ne pas surendetter la ville ».

5 millions d’euros d’emprunts ont donc été inscrits au budget 2015, même si ces sommes ne seront probablement pas toutes levées. « Il s’agit d’une sécurité pour nous permettre de réaliser sans mauvaise surprise toutes les opérations qui ont été programmées, a ajouté Mme le Maire, et surtout l’école du quartier d’Ozonville pour laquelle nous escomptions une subvention d’un million du Conseil départemental qui ne nous sera pas versée ».

Si la construction de l’école du quartier d’Ozonville représente à elle seule 42 % du montant des investissements, il faudra aussi compter en 2015 avec bien d’autres projets, comme la rénovation du gymnase Hébert, l’aménagement de l’ancienne CPAM, le Centre de loisirs d’Ozonville et le Centre de loisirs Jean-Jaurès, l’aménagement des locaux de la Maison de santé pluridisciplinaire, la mise en accessibilité de l’Hôtel de Ville et les travaux de rénovation de la voirie et des espaces publics.

L’ambition raisonnable est donc le principal vecteur qui a mené à la construction de ce budget 2015 adopté à la majorité par le Conseil municipal.

Des projets financés par des ressources multiples

  • L’achèvement des travaux de construction du nouvel accueil de loisirs d’Ozonville ;
  • Les travaux du centre de loisirs Jaurès ;
  • L’aménagement de la Maison de Santé pluridisciplinaire ;
  • La construction d’une nouvelle école en centre ville ;
  • Des travaux d’accessibilité de l’Hôtel de ville, d’aménagement de l’esplanade et la réhabilitation des anciens locaux de la sécurité sociale ;
  • Des travaux de réhabilitation du gymnase Hébert ;
  • Des travaux d’extension de l’école maternelle Jules Ferry.

L'effort devra être partagé

Lors du vote du budget 2015, il a été décidé que les associations participeraient aussi à l’effort exigé de tous pour pallier la baisse drastique des dotations de l’État. En 2014, la ville leur avait voté 567 000 € de subventions. Ce chiffre a été ramené à 410 000 € au budget 2015, soit une économie de 157 000 € pour notre collectivité. Les conditions d’attribution des subventions seront dorénavant plus rigoureuses, ce qui est la moindre des choses, chacun en conviendra, s’agissant d’argent public. Il n’est pourtant pas question de mettre en péril notre dynamique tissu associatif, vecteur essentiel de cohésion sociale dans notre ville, mais simplement d’apporter davantage d’équité et de transparence.

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