Publié lundi 8 mars 2010 à 12h09.
Archives : cet article date de plus de 6 mois.
Cet article fait partie de la newsletter n°32, du 8 mars 2010.
Cette artiste cubaine porte le nom de Maya, qui n'a vraiment peur de rien, qui suit toujours son chemin. De l'audace ! Oui, il en a fallu de l'audace à cette jeune et pétillante cubaine de 31 ans pour installer, seule, sa galerie d'art sur la RN7. Yaqueline Maya a osé, et elle a bien fait ! Et puisque tout grand progrès naît de l'audace de ceux qui savent profiter de l'occasion, Yaqueline Maya a saisi sa chance. Portrait d'un p'tit bout de femme qui vous surprendra !
Elle vous étonnera ! Et même si tous les goûts sont dans la nature, elle ne vous laissera pas indifférent ! Yaqueline Maya a 31 ans. Artiste autodidacte, elle a ouvert en janvier dernier une galerie d'art sur la RN7 (face à l'école Ferry). Et si tous les chemins mènent peut-être à Athis, celui emprunté par Yaqueline Maya n'est pas le plus évident.
S'il y a des gens qui, toute leur vie, et notamment les businessmen selon la chanson, auraient voulu être artistes, la route que Yaqueline Maya a tracée est un incroyable concours de circonstances.
Sa vie est une oeuvre à elle toute seule. Sur la palette de peinture de Yaqueline Maya figurent pour commencer les couleurs festives et ensoleillées de Cuba et de la Havane où elle est née en 1979. Ce n'est qu'en 1998, qu'elle y ajoute un peu de bleu-blanc-rouge et débarque en France où elle mène une vie sereine aux côtés de ses deux enfants. Quelques années plus tard, des nuances plus sombres viennent se greffer au tableau ; quelques ennuis de santé l'obligent à cesser son activité professionnelle… un mal pour un bien peut-être au final.
C'est alors qu'elle décide de mettre un peu d'art dans sa vie et de vie dans son art. Pinceau, toile et couleurs vont alors composer le quotidien de Yaqueline pour ce qui deviendra vite une véritable passion, la peinture.
La suite, elle découle finalement très vite et presque naturellement : une expo dans le bar d'un ami, dans un restaurant à Chilly-Mazarin, aux galeries Plisson et ensuite, tout va très vite. C'est la Belgique, Versailles, Paris, Massy, Paray au sein de Nomadama land, l'Italie, etc.
Le nomadisme artistique ne dure qu'un temps. Yaqueline a exprimé très vite ce besoin de se sédentariser. Elle pose ses valises là où on ne l'attendait pas : à Athis-Mons. « Il y a des gens qui me disent que je suis folle de me lancer dans cette aventure. Je leur dis que ce n'est pas de la folie, c'est juste de l'envie. On me dit aussi que c'était osé car personne ne fait cela dans le secteur. C'est justement parce qu'il n'y a personne d'autre qu'il fallait aussi le faire ».
Un pari pas si fou que cela finalement : la RN7 est fréquentée, très fréquentée même ; le tramway va venir la parcourir dans quelques années ; Yaqueline Maya a donné une véritable vitrine à son art. D'ailleurs, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle ne passe pas inaperçue : une vitrine rafraîchie, un intérieur soigné et moderne et une activité qui tranche quelque peu avec les activités locales plus « classiques ».
Quant à ses oeuvres, on les décrit comme proche du style de Jackson Pollock ou la technique du « dripping » ; la peinture est « projetée » sur la toile, une peinture gestuelle qui nécessite un véritable engagement physique de l'artiste avec la toile et les couleurs.
Mais Yaqueline Maya, c'est aussi et avant tout un art de vivre : un optimisme à toute épreuve, une détermination sans faille et un sourire éternel !
Les mots ne suffisent plus. Il faut aller voir, et vite !
En attendant, chapeau l'artiste !
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Dernière consultation le samedi 4 février 2012 à 10:51
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